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Abdelhakim Karman: Crise d’élites ou de valeurs politiques

كتبـه said fardy السبت، 6 يناير 2018 | 4:08:00 ص

الوقائـع بريـس

Crise d’élites ou de valeurs politiques 
Comment revaloriser l’éthique et institutionnaliser les bonnes pratiques 
par: Abdelhakim Karman

Préambule

S’il est une question fondamentale et d’actualité qui interpelle toutes les composantes de la sphère politique au Maroc, c’est bel et bien, celle de la moralisation de l’espace public. En effet, les mutations sociétales qu’a connu le Maroc pendant ces deux dernières décennies, nécessitent beaucoup d’efforts en matière d’études et de recherches afin de les cerner et de les comprendre. Ceci dit, les changements au niveau des « super structures », témoignent entre autres, d’une régression notable de l’éthique entachant presque l’ensemble des acteurs politiques. Cette « crise » de valeurs se manifeste a travers des pratiques collectives et individuelles ayant trait a l’action politique. En fait, les partis politiques, les syndicats et bon nombre d’organismes connexes ou similaires,  constituent les principaux structures d’accueil, de socialisation, d’encadrement et de sélection des élites, dont le pays a toujours besoin.  au sein de l’espace public formalisation de l’expression collective et individuelle, l’espace historique qui constitue le berceau de la pensée politique et la voix  du public. A cet effet, plusieurs recherches et approches tentent de décliner cette problématique en vue d’en recadrer, d’une part,  la vision et le débat, tout en essayant de vérifier la pertinence et les limites du model démocratique marocain dans sa dimension politique d’autre part.
 Le présent article, vise surtout,  l’incitation des acteurs politiques à revisiter leur mode de penser, leur manière de percevoir les pratiques préétablies vers un dépassement de la méfiance des citoyens envers les structures et des hommes politiques. A cet effet, notre analyse  part d’une conception rationnelle considérant l’édifice du projet sociétal démocratique du pays, comme étant, à la fois un idéal et un ensemble d’institutions et de bonnes  pratiques rationnelles
En tant qu’idéal, cette hypothèse fondamentale, repose sur deux principes élémentaires 

        « les membres de tout groupe d’individus ;  associations ou partis politiques doivent participer librement a l’élaboration des  règles définissant les droits et les obligations de tout un chacun, comme ils sont solidairement responsable  de   l’exercice d’un contrôle sur la  conduite  générale au sein  dudit groupe ; d’autant plus, ces membres doivent établir entre eux une relation d’égal à égal » 
         « Dans chaque Etat  démocratique moderne, ces principes sont matérialisés a travers un ensemble de règles constituantes, exprimant la volonté générale du peuple,  dans les limites de  la souveraineté nationale. Cet accord de consentement solennel liant les gouvernants et les gouvernés, se traduit par un consensus sociétal ou un contrat social bien défini, qualifié de  « projet de société ». Tout ce processus de construction du modèle de gouvernement démocratique est régi par un système complexe et en constante évolution d’institutions et pratiques rationnelles»

D’un autre cote, l’article traitera succinctement de la question ayant trait  a la moralisation de la vie politique tant au niveau de renforcement et l’institutionnalisation de l’éthique régissant les pratiques de l’action politique, ainsi qu’au, niveau de d’encadrement juridique de ces pratiques, ces deux conditions précitées, constitueront le socle et les garanties minimums de la normalité politique démocratique. Partant de ces fondamentaux universellement reconnus, nous allons essayer de décliner quelques aspects de la crise de confiance dans les institutions politiques dans le contexte Marocain
Ainsi, dans un contexte régional perturbé suite aux aléas et désastres qu’a connu la région « MENA » sous les tempêtes dudit « Printemps Arabe » au cours de cette dernière décennie , le Maroc continue d’y faire « un modèle a part » en matière de stabilité politique et de paix sociale. L’enracinement des fondements institutionnel, la richesse civilisationnel conjugués aux spécificités des traditions militantes et pluralistes caractérisant l’échiquier politique national, ont permis au Maroc de surmonter intelligemment la vague du mouvement social et politique du 20 Février, En dépit, des contraintes économiques et des carences en développement humain et socioculturel
En fait, l’adoption d’une nouvelle constitution très avancée en réponse aux attentes et revendications exprimées par l’ensembles des acteurs politiques, syndicaux, socioculturels et réseaux actifs de la société civile, le Maroc a amorcé une nouvelle ère de reformes institutionnelle et politique sur la voie d’asseoir les jalons d’un Etat démocratique et moderne. Néanmoins, la vraie problématique qui interpelle le présent, réside dans la crise d’élites politiques et la carence d’éthique qui impactent la sphère politique en générale. D’où, la nécessité et l’urgence pour l’Etat et les partis politiques de s’atteler ensemble pour remédier au redressement de cette situation de crise « silencieuse » qui commence a faire mal au pays et a se faire bien entendre. L’essoufflement des élites politiques en particulier, de plus en plus visible et  l’éloignement notable des citoyens, surtout les jeunes, de l’arène politique, le taux grandissant d’abstention d’aller voter, de  partout, on questionne la fonction que ces partis politiques doivent assumer
De tout bord, le désenchantement des citoyens et leur mépris de la chose politique, poussent un bon nombre de composantes rationnelles de la société a s’interroger sur le rôle exacte des partis politiques en matière d’encadrement et la socialisation ?, leur mission d’animer et d’émanciper le champ politique national en formant des élites et en innovant dans leurs pratiques démocratiques ?, et enfin, leur contribution concrète en vue de consolider la démocratie participative vecteur primordiale de tout développement durable et stabilité  sociale et politique du pays ?. Toutes ces interrogations tant désolantes que légitimes, interpellent les pouvoirs publiques régaliennes, institutions de bonne gouvernances ainsi que toutes les forces vivantes et citoyennes du pays à  réagir conformément  aux dispositions de l’article 7 de la constitution,  afin d’apporter les solutions adéquates et nécessaires a cette problématique majeur
Plusieurs analystes, faisant état des lieux  des pratiques partisanes, des rôles et des missions assignés aux partis politiques,  disent que la majorité des ces entités  politiques,  n’arrivent  plus à assurer pleinement leurs obligations telles que  précitées dans la constitution, voir même qu’ils deviennent de plus en plus incapables de répondre aux attentes et aux revendications légitimes de leurs adhérents. De ce constat, ces analystes prônent la nécessité de revoir tout le « système partisan » sur multiple plans à savoir ; l’arsenal législatif, le modèle organisationnel, le code déontologique, mission sociale et mode financement de ces partis. D’autres spécialistes et critiques, partant des fondamentaux des sciences sociales et humaines, prônent plutôt, une refonte visant d’abord, l’adéquation  des missions assignées aux acteurs  de la sphère politique  avec le système de valeurs et des objectifs fixés dans les politiques publiques dans les secteurs de l’éducation citoyenne,  d’enseignement et de formation multidisciplinaires, ainsi qu’en matière d’encadrement  et de socialisation de notre enfance et notre  jeunesse. Tels sont, les priorités et besoins vitaux pour amorcer les changements sociétaux escomptés en vue de bien relever challenges  du monde d’aujourd’hui
Les deux grandes tendances précitées, même s’elles divergent sur la méthode et sur les éléments d’analyse ainsi que sur les approches adoptées, elles convergent néanmoins, sur le fait que toutes les démocraties modernes, se sont construites a la base de «représentation d’intérêts des citoyens » qui devaient être,  justement, agrégés par les partis politiques. Or, le discours dominant aujourd’hui, « accuse » les partis politiques d’usurper la démocratie, servant leurs intérêts propres, en faveur d’une minorité d’individus rattachés au socle d’impulsion de ces partis politiques. La crise de confiance envers ces organismes réside au  niveau de leur mauvaise réputation émanant de leurs agissements mal perçu par les citoyens ; surtout, en termes de carence  de la démocratie interne, de domination des lobbies et des réseaux de courtage de la   rente, de sélection d’élites  basée sur le clientélisme tribal et familial, de mauvaise gestion des ressources humaine et financières et en fin,  de la culture de défiance et clans en termes de non valorisation des compétences

I. Dans quel sens peut-on concevoir et prévaloir une démocratie
 délibérative dans la sphère politique nationale 

 La définition classique, nous rappelle toujours qu’une démocratie politique,  peut être définie comme un régime où le peuple prend part,  d’une manière effective, au processus politique duquel naissent toutes les institutions formant le mode de  gouvernement d’u Etat moderne. Mais la question relative a la participation des citoyens a la mise en œuvre des idéaux et des pratiques démocratiques, nous interpelle aussi sur la complexité d’appréhension de la notion de l’espace public dans lequel agissent et interagissent tous les acteurs politiques. D’autre part, vu l’ambiguïté champ politique marocain en termes de non transparence et de déficit en matière de  gouvernance, nous nous pouvons nous empêcher d’avancer les interrogations suivantes
     Dans quelle perspective de reforme, peut-on envisager la possibilité  renouveler le sentiment de  confiance des citoyens dans les institutions politiques 
     Dans quelles conditions de reformes institutionnelles et politiques, peut-on  avancer l’hypothèse  d’aboutissement aux objectifs souhaités 
      Comment peut-on atteindre la réactivité sociale envers les acteurs politiques dans un environnement de méfiance des citoyens vis a vis de leurs représentants partisans 
      Est-t-il suffisant de procéder a un assainissement institutionnel et juridique de la sphère politique, sans pour autant, garantir et institutionnaliser les bonnes pratiques 
  N’est-t-il pas nécessaire de repenser et revoir en profondeur la conception même  de la  reforme 
Toutes ces questions relatives au contenu, a l’étendue, déroulement  et a l’aboutissement des reformes nécessaires pour assoir une vie politique saine, efficiente et rationnelle, nous oblige a sortir des postulats classiques sur le fond des quels un ensemble de procédures conjoncturels et d’approches mécaniques ont été adopté a la hâte, du coup, des présumées reformes se sont soldé par un échec 
Il va sans dire que l’urgence pour assoir les jalons d’une vie politique transparente, participative  et crédible aux yeux des citoyens, nous poussent a approfondir la réflexion sur la nécessite de revoir l’essence même de la conception préétablie sur ce que c’est que la politique aujourd’hui ?, En a quoi ca sert  un pari politique? Et est ce qu’il ya possibilité de faire sortir « le Politique » dans le sens noble des labyrinthes du discours et des procédures  
Persister a crier de part et d’autre et a revendiquer a tord et a travers la consolidation, a l’ancienne méthode, de  la démocratie représentative, ce n’est peut-être pas le chemin du salut, Mais revoir et penser « ‘hors du box »  nous laisse s’inspirer de l’imagination créative aussi. Cela dit, il parait qu’il est grand temps pour élargir l’optique d’analyse afin de dépasser  « les paradigmes précités » vers de nouvelle pistes de a la conquête d’une démocratie « Habermatienne » délibérative, contractuelle mettant l’acteur politique au service du citoyen et pas l’inverse 


II.    Vers une moralisation du champ politique à travers la revalorisation de l’acte de  Voter      

Rite démocratique par excellence, l’élection constitue un moment majeur dans la vie politique d’un État. L’acte duquel, découle tout l’édifice institutionnel démocratique fondé sur le concept représentation, la formation des gouvernements et régissant la conduite générale des institutions politiques de la nation. En effet, lors des élections législatives, le vote des électeurs ne se fait pas uniquement pour désigner des choix politiques et former une assemblée des élus, mais il sert aussi a déterminer la composition du gouvernement
Etape cruciale dans le processus démocratique, l’élection met en relief les enjeux réels pour les partis politiques qui se « disputent » légalement la bataille électorale afin de s’accaparer du pouvoir, les conflits d’intérêt  et fait valoir les confrontations idéologiques entre les programmes soumets a l’appréciation des électeurs. D’où, dans les démocraties bien établies, on peut accepter, dans certains limites, la survenance parfois de surenchères et frottements et confortations rhétoriques mais sans pour autant biaiser  le jeu démocratique ou entacher le processus électoral par de mauvaises pratiques sous peine des sanctions juridiques et juridictionnelles.
 Or dans les démocraties émergentes on remarque une persistance de mécanismes électoraux malmenés a savoir, les bavures ou dérives, les manœuvres non transparents dans leurs aspects procéduraux et verbaux, des compagnes électorales submergées  par des discours flous  et la dominance d’une certaine « élite » mercantiliste porteuse de projets et programmes calqués ou  consommés, des actions de plaidoyer et de mobilisation souvent faussés par des pratiques et des techniques plus ou moins ambigüe  
D’ailleurs, la présence d’observateurs internationaux souvent sollicités par les autorités compétentes, par fois en « complicité positive » avec des formations politiques bien déterminés. En fait, le déficit notable en matière d’éducation et d’encadrement politique de leurs cadres et adhérents, laissent deviner à quel point l’élection est une phase sensible est cruciale dans la vie des sociétés démocratiques. Or dans les sociétés en  phase d’initiation ou en voie de démocratisation, même si  leurs expériences démocratiques se sont graduellement muri, Ce n’est pas toujours évident de se fier aux accumulations des acquis réalisés lors d’une échéance électorale quelconque.
 En effet, ce processus de maturation de la vie politique normale ne dépend pas seulement de l’institutionnalisation et la rationalisation de la sphère de socialisation collective. Une normalité politique dans le sens propre du terme, requiert un schéma directeur élaboré sur la base d’un consensus sociétal, régi par une constitution exprimant la volonté générale de la nation, ladite constitution, constitue le contrat social conclu par un échange d’accord de volonté entre gouvernants et gouvernés. De ce fait, l’Etat de droit nait, fruit et descendent légitime de l’idéal démocratique grec,   s’est bel et bien émancipé et s’est spectaculairement adapté aux besoins des nations libres et moderne a travers les différentes civilisations. Mais, comme il ya eu des modèles démocratiques réussis, l’histoire de l’humanité nous a beaucoup enseigné sur d’autres modes de gouvernement  autoritaire et une panoplie de dictatures et de tyrannies. C’est pour cela qu’i ne faut  pas se fier aux avancées d’aujourd’hui, car elles pourront devenir les échecs de demain. Ceci dit, dans le cours de l’histoire d’un peuple, rein n’est éternellement acquis, tout est irréversible
L’expérience de démocratisation politique et institutionnelle au Maroc,  a murie graduellement,  et elle a été accompagnée par des reformes qui, globalement, témoignent d’une certaine  « bonne santé électorale » au cours de ces deux dernières décennies. D’autant plus que,  le déroulement serein des  récentes élections territoriales locales, régionales ou législatives et l’acceptation de leurs résultats par l’ensemble des acteurs influents au jeu démocratique du pays,  laisse croire, au niveau interne et externe, que la sphère politique Marocaine, toutes tendances confondues, est en parfaite santé
 Or, le déclenchement des mesures de sanction d’un certain nombre de  responsables gouvernementaux, des « leaders » politiques,  des hauts responsables de l’administration et bien d’autres « élites » suite au discours royaux  lors de la fête du trône le 29 juillet 2017, réitéré a l’ouverture de la rentrée  parlementai de la mi octobre 2017 par le Roi Mohamed VI, visant la mise en œuvre effective du principe constitutionnel qui lie la responsabilité et reddition des comptes
Ce principe constitutionnel, quoi qu’il est resté hors de portée de mise en œuvre pendent un certain temps,  Il est désormais applicable a tous les citoyens sur pied d’égalité ; citoyens de tout bord, personnalités publiques ou fonctionnaires de services publiques. La mise en pratique dudit principe, vient renforcer la conviction chez l’opinion générale, en particulier chez les élites et les leaders d’opinion, que le Maroc déclenche un nouveau processus d’assainissement et de revalorisation du champ politique national en vu d’amorcer une réelle moralisation de la sphère, productrice et animatrice de la vie politique nationale
Le constat des faits après a la déchéance et la destitution  de plusieurs Ministres de leurs fonctions suite aux conclusions du rapport de la cour des compte, précisant la responsabilité des Ministre déchus, et leurs négligence en matière de gestion des affaires publiques, et bien d’autres mesures de sanction et de déclenchement  d’enquêtes de procédures judiciaires sur plusieurs niveaux, conformément au droit, sont des indicateurs de bonne gouvernance vers la consolidation de l’Etat de droit

III.    Interprétation démocratique et mise  en pratique des reformes nécessaires au champ politique, telles que  énoncées dans la constitution de 2011


Si « la démocratie est, par excellence, le régime de l’incertitude, du questionnement et de perfectionnement  permanent de la raison publique, ceci dit ; les mutations profondes à l’échelle des valeurs et des perceptions de la chose publique, plus encore la perception du « politique » condamnent, du reste, les gouvernements à réaligner constamment leur  prestation « offre politique » sur les nouvelles demandes sociales. Par-delà les exigences matérialistes propres à la modernité classique où l’emphase était plutôt mise sur la sécurité physique et économique des citoyens, les sociétés industrielles avancées ont connu, au lendemain des « Trente glorieuses » (1945-1975) une « transition culturelle » marquée par une profonde reconversion des demandes sociales, formulées désormais en des termes post-matérialistes ».
Quand les pouvoirs publics se posent la question de la confiance que sont censés placer en eux les citoyens, c’est qu’ils intègrent bien les prémisses de base de la démocratie. Et pour cause. Dans une démocratie, les institutions publiques ne sauraient fonctionner sans la faveur et la confiance du public. Non pas tant parce qu’ils éprouvent l’obligation de revenir vers les citoyens à chaque échéance électorale, mais  parce qu’ils ne sauraient se passer de l’appui populaire pour gérer les nouveaux risques collectifs
La reforme constitutionnelle amorcé suite aux mouvements sociaux qui ont envahi plusieurs pays du monde arabe, et le Maroc en particulier ; a démontré la pertinence des choix  et l’intelligence du pouvoir monarchique qui a su appréhendé les sens et l’essence de la  dynamique sociopolitique nationale, même si elle est distincte de ses pairs voisines, elle a constitué un accélérateur bénéfique pour opérer au mieux les changements adéquats et nécessaires . L’option irréversible du Maroc la consolidation des acquis institutionnels et politiques vers la normalité démocratique, a savoir ; la constitutionnalisation du principe de la séparation des pouvoirs et la consolidation de l’État de droit, la référence à l’approche «genre» ou l’adhésion à la notion de territorialité de développement et de gestion  des affaires locales, les garanties législatives et administratives pour une bonne  conduite d’élections libres et sincères….etc 
Ces changements cités  parmi d’autres, notables et judicieux, constituent un capital politique et un édifice institutionnel majeur pour relever  les défis de la gouvernance multiforme dans la perspective de la démocratisation,  le renouvèlement des structures de socialisation,  la rationalisation et l’abolissement des disfonctionnements fruit de  mentalités réactionnaires et autoritaristes qui entravaient l’émancipation des pouvoirs productifs du pays. Cela dit, la question de l’éthique électorale et la revalorisation du champ politique national avait pendant longtemps et revêt  encore, une importance capitale aux yeux des citoyens marocains frustrés de n’avoir pas pu jouir de fruits des reformes précités en termes d’amélioration de leurs conditions de vie sociétales, de plus en plus assoiffés d’asseoir une démocratie représentative participative reflétant leur violenté et répondant a leurs attentes réelles, Une démocratie délibérative, citoyenne, contractuelle  et irréversible
  
Conclusion

Parler de crise d’élites, crise de valeurs, carence de culture démocratique ou crise de  confiance dans les institutions politique, tous ces éléments  réunis font la combinaison notable aux yeux de d’une majorité silencieuse des  citoyens Marocains. D'après des sondages et les  études menées ces dernières années sur ce sujet, selon le « World value survey », les partis politiques sont, de toutes les institutions étudiées,  celles qui inspirent le moins de confiance des citoyens dans plusieurs pays. Au Maroc c’est encore pire. Et pourtant, s'ils étaient abolis ou venaient à disparaître, nous ressentirions rapidement le besoin de les réinventer. Cela est dû au fait que, dans une société nombreuse, les citoyens ont peu d'influence à titre individuel. Ils doivent s'unir à d'autres pour se faire entendre. Les partis politiques rassemblent ceux qui partagent les mêmes opinions et ont les mêmes intérêts pour occuper une fonction élective, exercer une influence politique et obtenir un soutien public. Ce faisant, ils accomplissent un certain nombre de 
fonctions démocratiques
      
Pour les électeurs, ils aident à simplifier le choix électoral en proposant des positions 
politiques générales et des programmes entre lesquels choisir
      Pour les personnes plus engagées politiquement, ils offrent la possibilité de s'impliquer dans les affaires publiques, d'acquérir une culture politique et constituent un vecteur d'influence politique
      Pour les gouvernements, ils fournissent un groupe relativement stable de partisans qui leur permet, une fois élus, d'appliquer leur programme
     Pour l'opposition, ils constituent une source de politiques alternatives et forment une instance permanente à laquelle le gouvernement doit rendre compte de ses actes

A la lumière de cette esquisse, plusieurs questions s’imposent 

    Avec toutes les nouvelles garanties législatives et constitutionnelles mises en place, est –il possible de concevoir le déclenchement d’un nouveau processus de reformes du champ politique et partisan incontestablement imposable a tous les acteurs politiques concernés 
    Peut-on envisager l’amortissement d’un tournant historique dans la vie politique nationale visant la moralisation du politique et favorisant l’émergence d’une nouvelle élite partisane, et de nouvelles pratiques de la politique dans toutes ses dimensions économiques, sociales et territoriales ? le cas échéant y-a-t-il un risque de dérapage menacent l équilibre institutionnel du pays 
      A quel point, la mise en œuvre rationnelle  des dispositions de la  constitution sur le terrain, pourrait a elles seules, revaloriser l’éthique l’action politique rationnelle, et par conséquences, va-t-elle régénérer la confiance des citoyens dans les institutions politiques nationales
                               












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