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Pensées vagabondes de Loubaba Laalej

كتبـه said fardy الثلاثاء، 18 أغسطس 2020 | 10:30:00 ص

الثقافية والفنية

ديوان صدر

Nouvelle publication de l’artiste peintre et écrivaine Loubaba Laalej 

Recueil de poèmes Pensées vagabondes

 

L’artiste plasticienne et écrivaine Loubaba Laalej  vient de publier son recueil de poèmes baptisé «  Pensées vagabondes ».  Cette œuvre   littéraire la poésie instaure  une « parenthèse romanesque » qui étoile le texte : « Un texte apparemment monologique mais traversé par un dialogisme ouvert aux paroles des autres. C'est à dire, un texte de la relativisation et de la décentralisation du point de vue. Enfin, un texte qui représente ces voix divergentes de la pensée et du monde pour maintenir sur lui un regard interrogatif. », a écrit Dr.Hassan Laghdache , critique d’art et chercheur. 


الوقائع بريس

  

Récipiendaire d’un doctorat  honorifique  délivré  par le Forum International des Arts Plastiques (  Fine Arts Forum International) à Imouzzer Kandar, Loubaba Laalej   a élaboré ses textes  métaphoriques  dans l’esprit des cantiques au sens plein du terme  : «Contemplant l’immensité de l’univers, me vient l’idée de vagabonder d’une pensée à l’autre sans filet ni trapèze. Et sans fil rouge ! Avec les « pensées vagabondes », le voyage continue en nomade. , écrit l’auteure.

 Dans sa préface intitulée «  Pensées vagabondes de Loubaba Laalej, l’œuvre de l’alphabet équatorial », Sur ce recueil de poèmes, Dr.Hassan Laghdache  a développé l’approche esthétique suivante

  : « La véritable expérience qui nous permet l’écriture est la lecture. Dans l’œuvre intitulée Pensées vagabondes de l’artiste poétesse Loubaba Laalej, fixer les linéaments d’une pensée itinérante et pathétique devrait permettre toute appréhension selon un changement personnel. 

Par sa coloration générique, cette œuvre s’oppose au souci de la représentation, à la logique de la ressemblance ; elle substitue celle du rêve à l’enchainement causant des faits, elle préfère la coïncidence

Même si le texte incline parfois à l’allégorie ; il met en scène une forme intermédiaire entre le réel et le mythe, dans le sens d’une reconstitution historique fictive

Il s’agit, en fait, de se consoler des déboires de la vie. Mais ce n’est pas un repli sur soi, au contraire, pour créer, l’énergie et le déploiement du moi sont indispensables.

Or, le texte n’est estimable artistiquement qu’à la condition de ne pas déguiser la difficulté qu’il y a à dire la réalité, surtout quand elle est fuyante, déconcertante et déstabilisante.

Pour cela, la rêverie, n’est-elle pas la catastrophe virtuelle en laquelle s’initie la connaissance ? Si la rêverie du poète se développe sur la pente du désir, celle des pensées visionnaires conduira à refuser le figement, à stigmatiser la sclérose du quotidien. Et si le poétique est l’intimité et l'évasion, la rêverie devient cet état indécis partagé entre le lisible, le sonore et le visible.

Ce qui est mouvement et protéiforme appartient à ce registre. A cet égard, les mots chez Loubaba Laalej semblent matérialiser la joie et la souffrance. C’est pour cette raison que le silence parfois s’installe précédant souvent la parole. Celle-ci semble montrer les profondeurs de la conscience. Ainsi, l’artiste écrivaine  oscille entre le dedans et le dehors, l’ici et l’ailleurs, oscillation inhérente à l’esprit aventureux. Il s’agit avant tout d’épouser le mouvement de la vie, se porter aux limites même de son existence car l’écriture est le seul véhicule qui permet à la pensée de s’installer dans l’intimité même 

de l’être.


Il ne s’agit pas pour Loubaba Laalej de puiser dans le réservoir des grandes œuvres de l’humanité une mine d’exemples et de figures emblématiques, il faut encore savoir parler de ces œuvres pour que l’œuvre devienne enfin l’expression épanouie d’un style de vie.

Quant à la géographie de l’œuvre, elle emprunte un cheminement qui permet de montrer que l’aventure des pensées est une manière d’analyser le monde, d’apprendre, d’accéder à l’identité authentique. Et la plus grande aventure du lecteur est d’imaginer les univers évoqués et de penser la leçon ontologique et métaphysique qui en découle.

Il est question, dès lors, d’une « transverbération » à la Thérèse d’Avila qui ouvre au ravissement sous forme d’un dessaisissement  de soi se traduisant par une jouissance féminine exigée par le désir de l’autre et la mise à mort de la subjectivité dans un élan émancipateur du monde 

En voulant sortir du trivial quotidien, la poétesse  se laisse bercer par l’extemporanéité de l’improvisation qui ouvre à la tentation typique. La vie est ainsi entrouverte, porteuse de potentialités. Si l’aventure du moi semble être présentée comme entité artistique, elle est celle dont l’identité se construit au fil de l’œuvre pour accéder à sa propre vérité. Ses idées vagabondent dans un cheminement passionné. Ses idées épousent l’exubérance, érotisée des toiles accompagnatrices, rappelant la chevelure baudelairienne. Toutefois, ces pensées serpentines assument la transgression des amours saphiques à tel dessein que l’harmonie de la complicité féminine donne à voir une autre façon. Autrement dit, une incorporation de l’humain au divin. A noter que la transcendance ici ne surplombe plus l’homme, il en devient le porteur privilégié. Une authentique poétique du désir qui est pensée grâce à l’association plastique. Cette activité désirante en elle-même constitue le vivant que nous sommes. Mais le désir de Loubaba est médiatisé par des figures de la pensée objective. Il s’agit de se percevoir entre cette profusion, ce flot de pensées et cet éloge inconditionnel de l’art

De surcroît, la poésie de Loubaba instaure une « parenthèse romanesque » qui étoile le texte. Un texte apparemment monologique mais traversé par un dialogisme ouvert aux paroles des autres. C'est à dire, un texte de la relativisation et de la décentralisation du point de vue. Enfin, un texte qui représente ces voix divergentes de la pensée et du monde pour maintenir sur lui un regard interrogatif. Corrélativement, ce texte plurivocal se situe de plain-pied dans la durée mais qui se meut dans le passé absolu. Pour ce faire, Loubaba a libéré formellement la poésie de ses contraintes formelles et de leurs stéréotypes. Elle est comme contaminée par la forte plasticité de la pensée, une dynamique des genres en construction. La quasi-totalité de ses poèmes sont composés avec un sentiment romanesque qui équivaut au lyrisme poétique. Des poèmes qui consistent à faire du réel de la pensée un effet de connotation. Un texte qui assure également une fabulation crédible sans cesse nécessaire à l’existence. Car inventer, poétiser, imaginer sont similaires. Et le texte de supplier la désaffection montrée par la poésie artificielle. Il n’est pas la reproduction des modèles, mais leur investigation audacieuse

Dans cette perspective, la labilité de l’expression doit pouvoir saisir la prolifération des pensées sans les figer et les laisser apparaître avec leur fragilité et parfois avec leur incertitude. Sans prétendre à l’œuvre d’art total, Loubaba Laalej fusionne poésie, peinture et histoire de la pensée pour créer un langage primitif de communication immédiate où la vie n’y est qu’une action dramatique. Dès lors, le texte devient un théâtre inhérent à l’esprit. Et l’avenir de se supposer dans le contenu d’un souvenir par actualisation d’emprunts faits aux maîtres que Loubaba Laalej vénère. On dirait une poésie de témoignage dont le regard du sujet importe plus. Un témoignage qui s’inscrit dans des cadres sociaux de la mémoire. Ce témoignage est un acte du fort engagement et qui a souvent pour corollaire l’affirmation d’une conviction et d’une continuation dans le processus mental. Paradoxalement, ce texte est aussi une autofiction par la force de l’écriture. Il ne conçoit pas la vie comme un tout mais comme des fragments épars, des niveaux d’existence brisés, des phases disjointes, des non-coïncidences successives voire simultanées. Si par occasion, la poétesse est tentée par l’autoportrait comme saisi du moi, c’est pour inscrire ce dernier dans un tissu de discours et de savoirs, où la connaissance de soi devient une tâche proprement interminable. Ancrer ce lyrisme dans une dimension référentielle, parfois avec des évocations indéterminées confère au texte une variante de la prosopopée où la construction de la subjectivité est ainsi moins tournée vers la relation de l’évènement ou à l’événement que vers la répercussion intérieure.

Si Loubaba Laalej dissèque toutes ces figures de la pensée et de l’art, ce sera pour découvrir leurs vertus les plus cachées et les ramifications secrètes qui se propagent à travers tout le langage canalisées par les associations des sons, des formes et d’idées. Alors le langage se transforme en oracle et nous avons là un fil pour nous guider dans le Babel de l’esprit. L’auteur, mettant le moi à l’épreuve, s’approprie le savoir moral, philosophique, artistique compilé dans les livres « lus ». L’expérience dialogue donc avec le discours du savoir, mais le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies. Comment renouveler le savoir à partir de soi, est aussi l’expérience de l’écriture elle-même qui transforme le sujet écrivant et le conduit à une forme de sagesse individuelle et maîtrisée.

Certes la sagesse individuelle est à revendiquer, mais elle est incarnée dans une sorte de délivrance (Tantrisme) qui intègre le désir de s’accomplir à la spiritualité. Cet accomplissement de soi nous fait souffrir certes mais nous rapproche les uns des autres constate Loubaba Laalej, qui dans un sentiment d’esseulement occupe le rang le plus élevé dans le nobiliaire de la nature / mère. En effet, les Biens suprêmes ne se trouvent que dans la solitude.

Mais en compensation, l’apanage de valeurs morales telles la fraternité, la tolérance, la cohabitation, la reconnaissance de la différence, valeurs cardinales des liens sociaux doivent rester l’affaire des moments éblouissants qui ponctuent le cours de l’existence ordinaire. Vu l’état de déshérence actuelle de ces valeurs, le poète aspire à cet idéal qui résiste à prendre corps. D’où, l’écriture procède par fragments pour s’abandonner complaisamment à soi-même plutôt que la tentative d’élaborer un mode d’écrire plus rigoureux. D’ailleurs, écrire fragmentairement, c’est alors simplement accueillir son propre désordre. Il ne faut pas négliger les intervalles qui séparent les fragments et font de cette séparation le principe rythmique de l’œuvre en sa structure. Cette manière rend possibles des rapports nouveaux qui s’exceptent de l’unité qui fédère, visions- rêverie et mystique. Elle réinstaure ainsi un mouvement centripète. En fait, le fragment n’est que le moment dialectique d’un plus vaste ensemble, lié à la mobilité de la recherche et à la pensée voyageuse qui s’accomplit par affirmations séparées. En voulant marquer l’écart par le fragment, Loubaba Laalej vise paradoxalement la recherche de l’unité et de l’harmonie, loin de toute image maléfique symbolisée par les créatures serpentines. Ce sont plutôt les forces sous-jacentes menant à la création de la vie équilibrée qui importe. Loubaba est convaincue que les vibrations qui sont en nous sont interagissantes, car il y a une compénétration de l’univers visible et l’univers invisible. Une sorte d’harmonisation qu’on qualifie d’animisme : tout dans l’univers interagit. Pour cela, il faut intégrer l’univers terrestre dans l’univers cosmique et de l’homme en Dieu dans un processus mystique. Vient s’installer alors la recherche du bien-être qui n’est qu’une ouverture sur l’UN.

En invoquant les prophètes du futur, ces créateurs visionnaires, la poétesse semble rouvrir subitement et magnifiquement toutes les grandes sources de l’émotion humaine. Elle reconfigure un système de représentation en plongeant au cœur de la matière selon une optique « chamaniste », porteuse de connaissance et d’information. Elle joue un rôle dans le temps des rêves, symbole de chaos et de sagesse. Sa poésie se veut selon les termes heideggériens « l’établissement de l’Etant par les moyens du monde » : Mais en même temps, ce déploiement du référentiel multiple avec toutes ses résonnances profanes ou sacrées, traditionnelles ou modernes peut s’allier à des registres démultipliées, grave ou joyeux, raide mort ou rieur, parfois constellés d’illusions profondes. Ainsi, la vie de Loubaba Laalej, est un cumul de haltes selon les dires de Niffari, poète novateur, où chacune est une voie qui mène à Dieu ; entité absolue et de ses lettres originelles ou comme disait El Hallaj la quête de l’alphabet équatorial qui fait que le monde selon Sohrawardi n’est qu’effusion hiérarchisée des lumières immatérielles, tombant sur l’écran ténébreux de la matière. Autant de visions mystiques, distillées par le 3ème œil pour permettre à l’âme de se réaliser grâce au désir et à l’évolution de tous les êtres vers le Bien.

Somme toute, le texte de Loubaba Laalej a essayé d’appliquer le baromètre à l’âme comme disait J.J.Rousseau, en consignant les modifications de l’état intérieur dans lequel se réfractent toutes les variations externes. Indissociablement, la vie, la pensée et l’écriture sont des instruments d’une expérience où l’étude du moi et des autres, dans leur singularité et excentricité, est le seul moyen de parvenir à une authentique connaissance de l’homme, une prise d’une aventure intérieure qui vaut tous les voyages 

A titre de consécration et de reconnaissance , le Forum International des Arts Plastiques (  Fine Arts Forum International )a décerné à Imouzzer Kandar le Doctorat  Honorifique  à Loubaba Laalej dans le cadre  de  la  cérémonie de présentation et de signature de son recueil de poèmes  « Fragments »,et ce en partenariat  avec  AIKAPA et sous la direction scientifique de   Dr. Ahmed Bachnou, professeur chercheur  l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah – Fès et de Dr. Ichaab Bousserrhine,  critique d’art et président de  Fine Arts Forum International

Native de Fès, Loubaba Laalej est une artiste peintre et écrivaine. En 2019, elle a obtenu un doctorat honorifique délivré par le Forum International des Beaux-arts (Fine Arts Forum International) à titre de reconnaissance. Elle a à son actif plusieurs publications sur son expérience créative : « Emergence fantastique », « Mes univers », « Matière aux sons multiples », « Abstraction et suggestion », « Femmes du monde : entre l’ombre et la lumière » ( en cours de publication) Parmi ses recueils de poésie : « Fragments », « Pensées vagabondes ». Livres en cours de publication : « Mysticité et plasticité », « Melhoun et peinture », « Peinture et poésie », « Icônes de la plasticité au féminin »,« Chuchotement du silence »  ( écrits et œuvres)

Il est à rappeler que  la galerie du Centre Culturel de Fondation Mohammed VI à Tétouan  a  abrité les œuvres récentes de l’artiste peintre et écrivaine Loubaba Laalej sous l’intitulé « matière aux sons multiples »

En parallèle à cette exposition thématique, le Centre Culturel de Fondation Mohammed VI  a organisé en partenariat avec l’Institut National   des Beaux-Arts de Tétouan  une rencontre ouverte avec cette artiste qui a reçu récemment un Doctorat honorifique délivré par le Forum International des Arts Plastiques (Fine Arts Forum International) à Imouzzer

Cette   rencontre    a été ponctuée par la   présentation et signature de sa nouvelle publication artistique « Fragments » dans ses deux versions française et arabe, et ce avec la participation de plusieurs chercheurs et esthètes: Ahmed Fassi

 ( critique d'art) ,  Driss Kattir ( esthète)  Nour Eddine Dirar( poète et critique d'art), Chafik Ezzouguari ( peintre et critique d'art)

Dans le cadre de ses activités culturelles, l’Institut Supérieur de Journalisme et de Formation à Casablanca a abrité récemment la cérémonie de présentation et de signature du livre « Fragments »  modérée par l’écrivain  Talha Jabril avec la participation de deux préfaciers Dr.Rachid Daouani , écrivain et professeur chercheur et le poète et esthète Boujemaa Achefri

 

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